parce que c'est comme ça #extract 107 fevrier 10
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Nous ne reviendrons jamais, mais en attendant...

nous cerveau, moi neurone...

Confessions d’un Ennemi Débonnaire de l’État,
(extrait)

Si les psychédéliques étaient le coeur de la contre-culture, son expression la plus visible, ou plutôt la plus audible,
était évidemment la nouvelle musique rock. Quand la musique de plus en plus subtile des Beatles et d’autres groupes
a rencontré les paroles de plus en plus sophistiquées de Bob Dylan, qui portait la musique populaire
bien au-delà des chansons de protestation éculées et de la fixation rigide aux formes traditionnelles,
nous avons eu enfin notre propre musique populaire.
Pendant que Dylan, les Beatles et les Rolling Stones devenaient plus franchement psychédéliques,
les premiers groupes totalement psychédéliques se développaient dans la Bay Area.
Bien avant qu’ils n’eussent enregistré des disques, nous pouvions écouter les Grateful Dead,
Country Joe and the Fish, Big Brother and the Holding Company et des dizaines d’autres groupes passionnants
à presque n’importe quel moment, au Fillmore, à l’Avalon ou gratuitement dans les parcs.
Ces premiers concerts, Trips Festivals, Acid Tests et Be-Ins, aussi éculés que de tels termes pourraient sembler maintenant,
comprenaient beaucoup d’improvisation et d’interaction, et pas seulement sur la scène.
La musique et les light shows étaient manifestement subordonnés aux trips de ”l’assistance”,
et plutôt que des spectacles, c’étaient l’accompagnement d’une célébration extasiée.
S’il y avait quelques personnes célèbres sur l’estrade (Leary, Ginsberg, Kesey), ils n’étaient pas des vedettes inaccessibles ;
nous savions qu’ils étaient aussi bouleversés que nous, compagnons d’un voyage dont personne ne pouvait prédire la destination,
mais qui était déjà fantastique. Et ces grands rassemblements publics n’étaient que la partie émergée de l’iceberg.
Les expériences les plus significatives étaient plutôt personnelles et interpersonnelles.
La contre-culture avait bien plus de substance intellectuelle que ne le pensaient les observateurs superficiels.
Certes il y avait bien des flower children (hippies stéréotypés) naïfs et passifs, surtout parmi la deuxième vague des adolescents,
qui adoptaient les ornements extérieurs d’un style de vie hip déjà existant sans avoir eu à faire aucune expérience indépendante;
mais nombre de ”hips” avaient plus de sens critique, vivaient des expériences plus profondes et diverses qu’on le croit
communément, et ils se consacraient à une grande variété de projets créatifs et radicaux.
D’aucuns seront peut-être surpris du contraste entre la critique caustique de la contreculture à laquelle je me suis livré dans
quelques-uns de mes anciens écrits et l’image plus favorable que j’en présente ici. C’est le contexte qui a changé, pas mes opinions.
Au début des années 70, quand tout le monde était encore bien conscient des aspects radicaux de la contre-culture,
je pensais qu’il fallait défier sa suffisance, signaler ses limites et ses illusions. Maintenant que les aspects radicaux
ont été pratiquement oubliés, il me semble tout aussi important de rappeler son côté fantastique et libérateur.
À côté de toute la publicité spectaculaire, des millions de gens procédaient à des changements radicaux dans leur vie,
se livrant à des expérimentations audacieuses et scandaleuses qu’ils n’auraient guère songé à faire quelques années auparavant.
Je ne nie pas que la contre-culture comprenait beaucoup de passivité et de sottise. Je veux seulement souligner que nous visions
— et dans une certaine mesure vivions déjà — une transformation fondamentale de tous les aspects de la vie.
Nous savions à quel point les psychédéliques avaient changé profondément notre propre état d’esprit.
Au début des années 60 il n’y avait que quelques milliers de gens qui en avait fait l’expérience ;
cinq ans plus tard le chiffre avait dépassé un million.
Qui aurait pu dire que cette tendance ne continuerait pas, pour saper finalement le système entier ?

Ken Knabb
Confessions of a Mild-Mannered Enemy of the State - 1997
l'intégralité du texte disponible ici en V.O. et V.F.

 

 

Les mauvais jours finiront, avenir...

la frigoriste ici, les remerciements là, la banquise, plus bas

je vous parle d'un autre monde, le vôtre

 

 

face b, Dialogue Désourds - janvier 1984

Pile !

 

 

Oui, dans l'organisme et dans la vie d'un peuple, de même que dans la vie et l'organisme d'un individu,
on peut voir apparaître, à certaines époques, des manifestations anormales,
signes non douteux d'un désordre de la raison et de l'intelligence,
véritable maladie mentale, espèce de folie collective,
capable d'apporter les troubles les plus profonds dans le mécanisme social,
et d'engendrer, par l'intervention fatale de ceux qu'elle possède et qu'elle égare,
les plus grands crimes, les plus effroyables désastres.
Supposez non plus un seul, mais une collectivité d'organismes armés, pour ainsi dire,
de leur prédisposition respective, réunis et agissant sur le même théâtre des affaires sociales et politiques,
n'avez-vous pas alors comme une conception lumineuse du spectacle que peut offrir
un tel assemblage d'anomalies pensantes et agissantes; des conflits qu'il est capable d'engendrer;
des possibilités étranges ou terribles, destinées à éclore dans ce milieu morbide ?
En un mot, n'a-t-on pas là le véritable mécanisme,
ou, pour parler entièrement le langage pathologique,
la raison pathogénique de la maladie sociale en question ?
Laborde, Jean-Baptiste-Vincent,
"Les hommes et les actes de l'insurrection de Paris devant la psychologie morbide"
Paris, G. Baillière, 1872

 

lors,

ici,,,,,,ou,,,,,,là

avant, janvier, interlude

 

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